« Le 9ème Conseil Eurasien de l’Islam » débuta à Istanbul aujourd’hui avec la participation de Monsieur le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, du Vice-Premier Ministre, Numan Kurtulmus et du Président des Affaires Religieuses, le Prof. Dr. Mehmet Görmez.
La 9ème édition du Conseil Eurasien de l’Islam, organisé cette année dans le Palais Dolmabahçe à Istanbul, sous le thème de « L’Islam en Eurasie, Union contre l’Exploitation de la Religion, Solidarité et Perspectives Futures » réunit 120 représentants venant de 33 pays.
Les évènements vécus dans le monde musulman seront traités, des ateliers – débats intitulés « Les Répercussions sur l’Europe du Mouvement FETÖ perçu tel Une menace Mondiale », « Les Institutions Religieuses Produisant des Connaissances Religieuses en Eurasie », « Nouveaux Médias et Exploitation de la Religion », « Menace Mondiale et Mouvement de Violence :  Le DAECH », « Les Moyens de Prévention de l’Exploitation Religieuse et Propositions de Solutions » seront organisés lors du ce conseil. Le Président des Affaires Religieuses, Görmez procéda au discours d’ouverture de la 9ème édition du Conseil Eurasien de l’Islam et souligna que des sujets importants tels que l’exploitation de la religion seront abordés, que ce conseil était symbole de réunion de mise en garde et de sauvetage et qu’une lutte commune en étroite collaboration serait menée contre des structures créant des religions parallèles et qui transformant la religion d’Allah en une religion méconnaissable.
Le Président Görmez s’exprimant lors du discours d’ouverture du conseil religieux auquel des leaders religieux de 33 pays venant des Présidences des Affaires Religieuses des Balkans, du Caucase, de l’Asie Centrale, participèrent, affirma que la nuit de l’Achoura sera observée cette nuit, en ce mois de Mouharram et souhaita que l’hégire à l’origine de la formation de la civilisation puisse apporter bienfait, bienfaisance, et bénédiction, comme suit certains titres importants du discours du Président Görmez ;
« J’implore Allah Tout-Puissant pour que l’année 1438 de l’hégire puisse être une année où nous émigrerons de la guerre à la paix, de la tyrannie à la justice, de la violence à la compassion, de l’humiliation à la dignité… »
Considérée comme le point de commencement de la formation de la oumma musulmane, à l’occasion de la 1438ème année de l’hégire prophétique ayant jeté les fondations de notre civilisation, je félicite votre nouvelle année hégirienne. J’implore Allah Tout-Puissant pour que cette année puisse être une année où nous émigrerons, tous ensemble, en tant que monde musulman, de la guerre à la paix, de la tyrannie à la justice, de la violence à la compassion, de l’humiliation à la dignité, j’implore Allah Tout-Puissant pour que cette nouvelle année puisse apporter l’espoir de la paix, de la sérénité et du bonheur dans nos régions, dans notre musulman.
« Si dans le monde musulman, nous essayons de construire une force et un pouvoir sur les lamentations de Kerbela et si nous continuons à nous battre encore pour cette cause, cela signifie que nous n’avons absolument pas compris Kerbela… »
Aujourd’hui est le jour d’Achoura, le 10ème jour du mois de Mouharram. A cette occasion, je souhaiterais une nouvelle fois rendre hommage à tous nos martyrs, à commencer par Hazrat Huseyn, ayant sacrifié la vie à Kerbela, que la miséricorde d’Allah soit sur nos martyrs. Je souhaiterais dire qu’à cette occasion que nous devons tous réfléchir une nouvelle fois, aujourd’hui autant sur les nobles valeurs pour lesquelles nos martyrs sacrifièrent la vie à Kerbela, que sur les déviances vécues par les Yezid les ayant massacré, réfléchir sur la façon dont les yézidis déformèrent les versets d’Allah et les calomnies qu’ils répandirent sur Rasul Ekrem. Si nous actuellement, après 14 siècles passés, dans le monde musulman, nous essayons de construire une force et un pouvoir sur les lamentations de Kerbela et si nous continuons à nous battre encore pour cette cause, cela signifie que nous n’avons absolument pas compris Kerbela et que nous n’avons pas pu nous protéger des erreurs commises par les yézidis. Ceux qui mettent leur doctrine, leur ordre religieux, leur jama’ah au dessus de l’Islam, la religion de la vérité, ceux qui commettent des crimes, massacrent leurs frères musulmans en raison de leur voie, de leur ordre religieux, de leur doctrine, en ces difficiles moments traversés par le monde musulman, cela montre bien qu’ils ne comprirent jamais Kerbela et qu’ils n’en tirèrent aucune leçon. Alors que le devoir et la responsabilité que nous assigna Kerbela est d’ouvrir grand les portes de notre cœur pour les uns et les autres, de transformer nos cœurs en sahra-i Kerbela et de ne pas transporter le fléau kerb-u de Kerbela à nos jours, à notre époque.
Le Conseil Eurasien de l’Islam…
« Le Conseil Eurasien de l’Islam est l’une des plus grandes plateformes consultatives réunissant les leaders religieux musulmans dans cette région… »
Le Conseil Eurasien de l’Islam vit le jour dans les années 1990 suite à des efforts de négociations à l’origine des besoins socio-religieux des musulmans dans l’Asie Centrale, en Russie, dans le Caucase, des les Républiques Baltes et dans les Balkans après une longue période, approximativement de 100 ans d’absence de la religion musulmane pour les musulmans de ces régions qui furent privés d’identité religieuse, de culture, de tradition et de mœurs musulmanes. Depuis le jour de sa création jusqu’à nos jours, le Conseil Eurasien de l’Islam permit aux musulmans vivant en Eurasie de vivre, de coexister dans la paix, de construire leur propre identité, de créer leurs propres institutions, de former leurs personnels religieux, d’assurer une collaboration dans les domaines d’éditions religieuses, de services religieux et d’éducation religieuse, et mit à disposition des moyens favorisant l’échange d’expérience. Au cours des années, le Conseil Eurasien de l’Islam s’est transformé en l’une des plus grandes plateformes consultatives réunissant les leaders religieux de ces régions.
« Ce conseil est un rassemblement de mise en garde et de sauvetage où nous aborderons une nouvelle fois un sujet important comme l’exploitation de la religion… »
Le 9ème Conseil que nous avons organisé est un rassemblement de mise en garde et de sauvetage où nous traiterons une nouvelle un sujet important tel que l’exploitation de la religion. Lors de ce Conseil, nous aurions tant aimé parler au sujet de l’avenir de notre religion et de notre civilisation dont les nobles valeurs furent détruites dans nos régions. Nous aurions tant aimé parlé dans ce Conseil, de la façon dont les générations après nous pourront vivre leur identité religieuse en toute sécurité et en paix. Nous aurions tant aimé parlé de la famine et de la sécheresse en Afrique, de la crise de conscience et de compassion de l’humanité, des problèmes environnementaux perturbant l’équilibre de la nature, des drames vécus lors des émigrations et les réfugiés. Nous aurions tant aimé parler de la façon dont nous pouvons transporter et faire comprendre à cette époque la morale et le droit de la coexistence, la justice de la Civilisation Islamique Anatolienne, la spiritualité et l’âme de la Mecque, de Médine et de Jérusalem, le mysticisme et la jurisprudence musulmane de la Transoxiane, la raison et la sagesse de l’Andalousie, en tant que membres d’une civilisation qui n’a de pareil, créée sur une grande voie s’allongeant de Samarcande à Kazan, de Baku à la Bosnie-Herzégovine, de Boukhara à Choumen.
« L’exploitation de la religion peut être éliminée avec l’effort de la conscience des musulmans, des savants musulmans et des institutions religieuses… »
Malheureusement, nous sommes forcés de parler des malveillances envahissant le monde musulman dans ces Conseils à chaque fois. Nous n’arrivons jamais à parler de notre avenir en surmontant les obstacles bloquant nos chemins. A chaque fois, au lieu de parler de la façon dont nous pouvons répandre la miséricorde de la religion à l’humanité entière, nous parlons des mauvais courants religieux tentant de nous séparer des racines de notre civilisation, des idéologies takfiristes produisant la violence et la terreur et des mouvements exploitant la religion et de leurs dommages causés et des conséquences néfastes sur notre religion, sur notre civilisation et sur nos régions. Au lieu de parler de la confiance de la foi, au lieu de parler de la façon dont nous pouvons transmettre le message de paix de l’islam à l’univers entier, nous parlons de la paix massacrée dans les villes de l’Islam. Au lieu de parler de la façon dont nous pouvons expliquer les vérités universelles de la religion à nos jeunes générations, nous parlons de l’exploitation de la religion. Parce que la raison la plus importante de notre rassemblement aujourd’hui avec les éléments de cette actualité est la présence des organisations terroristes de FETÖ depuis longue date dans les pays des participants du Conseil et du DAECH ayant une portée universelle. Ces formations qui utilisent tout ce qui est sacré, qui utilisent la foi et les valeurs religieuses sans montrer la moindre considération mettent en danger les générations et l’avenir. L’exploitation de la religion n’est point un élément pouvant être empêchée par des lois, des ajustements. L’exploitation de la religion sera éliminée tout d’abord grâce aux efforts et au travail des consciences musulmanes, des savants musulmans et des établissements religieux dispensant un enseignement religieux.
« Lutter contre des structures créant des religions parallèles et qui transformant la religion d’Allah en une religion méconnaissable sera possible en unissant le savoir avec la sagesse, les révélations divines avec la raison, le cœur avec la raison… »
Combattre  ceux qui exploitent la religion, ceux qui appellent les hommes à le servir et non notre Seigneur, ceux qui hypothèquent leur esprit, leur raison à autrui, ceux qui considèrent le partisanisme aveugle une religion, ceux qui considèrent un ordre religion, un comportement une religion, combattre les structures créant des religions parallèles, transformant la religion d’Allah en une religion méconnaissable ne sera possible uniquement en alliant la sagesse à la connaissance, la révélation divine à la raison, la raison au cœur, et également en comprenant et considérant ensemble les versets du Coran avec les versets de l’univers.
« La nuit du 15 juillet, toutes les institutions religieuses en Eurasie prononcèrent les salats des minarets, des prières des mosquées en vivant les mêmes sentiments, en faisant les mêmes prières, en versant les mêmes larmes… »
La nuit du 15 juillet toutes les institutions religieuses qui nous sont proches agirent ensemble avec nous. Si tous nos imams et muezzins, nos muftis et waiz exposèrent une telle posture avec les salats et les takbirs lors de l’infâme et sanglante tentative de coup d’état à l’attention de notre pays  en tant que communauté Diyanet de Turquie, toutes les institutions religieuses  eurasiennes en firent de mêmes, toutes les institutions religieuses en Eurasie prononcèrent des salats des minarets, prièrent des mosquées en vivant les mêmes sentiments, en faisant les mêmes prières, en versant les mêmes larmes. A cette occasion, je souhaiterais adresser mes remerciements les plus sincères et les plus chaleureux à tous nos hodjas se trouvant ici ou pas, à chacun de nos frères en poste en Eurasie, à notre Présidence des Affaires Religieuses, à tous les personnels religieux dont le cœur battit pour nous cette nuit là. Je souhaiterais exprimer ma fierté d’être un membre d’une organisation dont l’imam, le mufti, le muezzin, le waiz en poste même dans les régions les plus reculées prirent place auprès du peuple cette nuit là sans la moindre hésitation pour protéger le droit de ce grand peuple sacré qui firent de leur corps un bouclier face aux tanks cette nuit là en manifestant une grande foi.
« La nuit du 15 juillet, notre grand peuple attrapa cette organisation terroriste en flagrant délit, protégea sa patrie, son peuple, sa volonté nationale et l’ordre de son droit… »
Notre grand peuple qui exposa une posture courageuse, digne et honorable face à la tentative infâme et sanglante de coup d’état la nuit du 15 juillet fut un exemple pour le monde entier, attrapa cette organisation dont nous allons traiter tous les aspects lors de notre Conseil, en flagrant délit, protégea sa patrie, son peuple, sa volonté nationale et l’ordre de son droit, et remporta sa lutte pour l’existence avec nos centaines de frères martyrs et nos milliers de frères ghazis. Allah préserva ce peuple qui fut le représentant de la justice, l’espoir des oppressés au cours de sa glorieuse histoire.
« Il est aisé de combattre une force dont la malveillance est évidente. Mais il est difficile de combattre contre des structures baignant dans la discorde, la division en se manifestant du côté de la vérité… »
Vous ouvrîtes les bras à vos frères venant du monde entier pour vous venir en aide alors que vous étiez entrain de redonner vie à votre vie religieuse, à vos valeurs civilisationnelles que cela soit dans l’Asie Centrale ou dans les Balkans après une période de carence de 100 ans. L’un d’entre eux fut l’organisation terroriste FETÖ qui fomenta une traître tentative d’invasion à l’encontre de son propre peuple la nuit du 15 juillet. Ceux là en exploitant également vos bonnes intentions, ouvrirent des écoles, des universités dans vos pays. Ils s’emparèrent de vos enfants brillants et intelligents soit disant pour l’éducation. Et vous, vous leur avez accordé de la valeur. Parce que vous aviez un lien important, des attentes, de l’amour envers ces terres. Vous avez apporté toute votre aide, tout votre soutien sans hésitation. Vous leur avez confié vos enfants les yeux fermés. Vous vous êtes doutés de temps à autre. Vous avez vu que les liens familiaux de vos enfants, confiés à cette organisation, s’étaient affaiblis, que leurs liens nationaux s’étaient brisés et que leur appartenance à la oumma musulmane s’amenuisait et que leur appartenance personnelle à cette organisation était au dessus de toutes les appartenances, vous avez remarqué le danger. Mais vous n’avez nullement réagi en raison des nobles valeurs que vous accordez à notre pays, de l’amour et de l’affection envers notre peuple, de la confiance inspirée par notre histoire commune. De temps à autre, vous êtes venus nous rencontrer pour partager avec nous les erreurs de cette organisation. Nous avons tardé pour vous prévenir de ce danger. Nous avons attendu de vous l’indulgence que nous leur avons montrée dans notre propre pays. Nous aussi nous avons cru que cette structure agissant au nom de la foi, de l’enseignement et de la morale depuis 40 ans serait restée dans ce cadre. Cela n’était pas à l’origine de notre manque de clairvoyance ou de notre manque de discernement tardive. Cela était à l’origine de bonne intention, inspirée par notre religion, à l’origine du commandement de l’Islam de gouverner sur ce qui est évident et transparent. Nous ne savions pas qu’ils s’étaient autant immiscés en nous en menant une politique religieuse contre la religion. Parce que l’Anatolie ne fut jamais témoin d’un autre mouvement aussi sournois, aussi exploiteur, ayant dissimulé leurs desseins cachés et s’étant infiltré au sein de l’état et dans les états au cours de l’histoire. Il est aisé de combattre une force dont la malveillance est évidente. Mais il est difficile de combattre les structures impliquées dans la division, la dissension, le désordre en se prétendant d’être du côté de la vérité. Ainsi, comme il fut présagé, la période la plus difficile dans la Médine de Rasul Ekrem fut lors du combat contre le mouvement dissident. L’ennemi s’approcha d’un autre front mais ne se confronta pas de face. Il arriva sous diverses caractéristiques en se vêtant de l’habit religieux. Toutes les formations issues d’une ingénierie renferme un danger. Que ces formations soient radicales ou modérées n’a point d’importance. FETÖ que nous allons traiter fut présenté comme modéré au monde entier, le DAECH que nous allons traiter fut présenté comme radical au monde entier. Le résultat ne change pas, à la fois celui qui est radical, celui qui est modéré tue des vies, verse du sang, joue avec les gènes de la religion et menace les communautés. Ce Conseil nous permettra de réfléchir à ces sujets et nous montrera un plan de commencement sur ce que nous devons faire de permanent. Il sera possible de prendre des décisions concernant ces catastrophes suite à de profondes réflexions et de transformer ces décisions en miséricorde par le biais d’accomplissements et de mises en application sérieuses de ces décisions.
« Nous n’autoriserons jamais l’existence et la poursuite de l’existence dans les pays musulmans des structures exploitant la religion… » 
Nous traiterons les dommages causés à notre religion et à notre société des ces structures basées sur l’individu, comment elles produisirent des informations et des connaissances erronées en dehors du système de savoir de l’Islam, comment ils agirent prétextant qu’ils reçurent des révélations divines d’Allah et s’entretinrent avec le Prophète, comment ils exploitèrent le Coran, Allah, le Prophète, les compagnons du Prophète, comment ils falsifièrent les concepts religieux lors du Conseil. Nous allons analyser comment ces structurations veulent contrôler l’homme en le transformant en un être sans identité, sans clairvoyance, sans conscience, aveugle et sourd au nom de la religion, au nom d’Allah. Nous ne pourrons jamais autoriser l’existence et la poursuite de l’existence dans les pays musulmans des structures exploitant la religion. Nous sommes dans l’obligation d’examiner au microscope ce genre de structures s’immisçant dans la politique, dont les sources financières ne sont transparentes et non contrôlables, ces structures qui se transforment en des machines d’intérêts après un certain temps même si elles apparaissent sous un nom ou une appellation religieuse ce qui est la chose la plus importante. Il est le devoir de chacun d’être vigilant devant ceux qui exploitent les musulmans en créant une religion qui leur est propre, en exploitant les actions, les bienfaits des musulmans et en affaiblissement leur culte religieux, leur prière, leur morale et leur dévotion. Nous devons œuvrer pour maintenir en avant les valeurs de la coexistence, du partage, nous devons nous orienter vers les valeurs communes, les idéaux communs, nous devons nous efforcer pour que l’union, la solidarité, la fraternité, la situation des musulmans soient au premier plan et défendre la vérité, la justice, le droit et la morale en prenant tous genres de risques doit être notre principe.
« Nous avons aujourd’hui besoin de répandre dans tous les domaines de notre existence la conscience de l’unité, l’effort d’unicité et l’effervescence de la fraternité… »
Nous avons aujourd’hui besoin de répandre dans tous les domaines de notre existence la conscience de l’unité, l’effort d’unicité et l’effervescence de la fraternité. Par l’intermédiaire de ce conseil, nous allons nous écouter les uns et les autres et chercher des solutions ensemble pour nos problèmes communs à commencer par les problèmes d’exploitation de la religion. La langue diplomatique est la langue qui prône dans ce genre de réunions à caractère officiel. Cependant, en considérant qu’il ne peut y avoir de diplomatie entre nous, entre frères, nous parlerons librement et non officiellement. Nous sommes tous les membres de grandes civilisations diffusant la lumière dans le monde. Nous sommes les différents membres d’un même corps. Le problème de chacun est le problème de tous, est notre problème commun à tous. Surtout que les sujets que nous allons aborder nous concernent tous de très près.
« Venez, revoyons ensemble nos mécanismes de formation et d’enseignement au service des hommes… »
Venez ! Revoyons nos mécanismes de formation et d’enseignement. Formons des générations ayant la foi et la raison. Prenons la route avec patience, avec sagesse, avec la science, avec le Livre, avec la Sounna, avec l’ijma, sceau de notre union, avec la force de notre intelligence et de notre raison, avec qiyas et ijtihad. Protégeons nos jeunes de nouveaux courants religieux rejetant les connaissances acquises fondées lors des 1400 années de notre civilisation, des courants contradictoires à la voie de la modération, de la tempérance de l’Islam et envisageant la pression, la violence et le despotisme.
Le Conseil Eurasien de l’Islam se vit décerner le statut d’observateur par l’Organisation de la Coopération Islamique…
Le 9ème Conseil Eurasien de l’Islam que nous réalisons fut à l’origine de nombreux services utiles, positifs et bienfaiteurs. Que le Conseil ait reçu le statut d’observateur au sein de l’Organisation de la Coopération Islamique est une avancée réjouissante. Mais il est dorénavant devenu une nécessité d’obtenir un statut international en raison des entreprises des pays membres du Conseil. Outre que ce Conseil soit une plateforme, il est devenu inévitable que ce Conseil se transforme en une organisation de coopération stable et permanente dans les domaines religieux et scientifiques. Notre souhait vient en tête des décisions prises lors des derniers Conseils. Je souhaiterais vous réaffirmer ma conviction que le 9ème Conseil Eurasien de l’Islam avec sa force d’analyse, de consultation et de réflexion nous inspirera à tous une nouvelle fois espoir, modération, justice et équité.
Créé par la Présidence des Affaires Religieuses dans le but de développer la coopération dans le domaine des services religieux et de l’éducation entre les institutions religieuses et les communautés musulmanes des pays musulmans implantés en Eurasie, le Conseil organisé traditionnellement depuis l’année 1995 durera pendant quatre jours